Le Panama se réjouit d’une présence française consolidée dans un environnement économique sain et durable.

Depuis les années 2000, les entreprises françaises participent au développement du Panama par le biais de grands contrats comme celui de l’assainissement de la baie de la ville de Panama (Dégremont), la construction et l’entretien de la ligne 1 du métro de Panama (Alstom, Systra, Thalès), la construction du 3ème pont sur le Canal (Vinci), la tour de contrôle dans le cadre de l’agrandissement de l’aéroport international de Tocumen-Panama (Thalès) lequel deviendra, à terme, le plus grand de l’Amérique latine en nombre de portes d’embarquement (54 avec l’inauguration du Terminal Sud).

Au total, une vingtaine de grands groupes français s’est implantée au Panama dont la moitié, en réponse, aux mégaprojets d’infrastructure de ces six dernières années. Sous la forme juridique de bureau commercial ou de siège, ces grands groupes profitent de la plateforme de services pour développer leurs activités dans toute la région.

La décision d’Air France d’ouvrir, en novembre 2013, une ligne directe Paris-Panama participe au développement des entreprises européennes et témoigne du succès de la stratégie économique du Panama depuis qu’il a pleinement pris possession, le 1er janvier 2000, du moteur de son économie: le Canal.

Cette stratégie repose sur un programme d’investissement public destiné à renforcer la plateforme de services (représentant 80% du PIB) accompagné de lois encourageant l’investissement privé. La colonne vertébrale de cette stratégie est la loi du 22 juillet 1998 qui sécurise l’investissement étranger en instituant l’égalité de traitement entre investisseurs nationaux et étrangers, et en garantissant une stabilité des avantages réglementaires et fiscaux pendant 10 ans.

Dans ce contexte, en 2015, l’investissement direct étranger a augmenté de 19,5% atteignant la somme de 3,783 Md USD, confirmant ainsi la confiance que suscitent le potentiel et la sécurité juridique du Panama.

Le Panama demeure, en 2015, le leader de la région en termes de croissance avec un taux de 6% (source FMI).

Le Ministre de l’économie et des finances, Dulcidio de la Guardia, précise qu’il s’agit d’une croissance modérée accompagnée d’un taux d’inflation quasiment nul (0,2%). Son objectif est d’avancer vers une économie saine et équitable socialement.

Le Plan d’investissement public 2014-2019 d’un montant de 19,5 milliards USD repose, en conséquence, sur une prévision de croissance moyenne de 6%  et sur une réduction :

  • Du ratio dette brute/PIB passant de 38% en 2014 à 34% du PIB en 2019 ;
  • Des dépenses publiques courantes ramenées à 22% du PIB en 2019 ;
  • Du déficit du secteur public non financier de 2% en 2014 à 0,5% du PIB en 2019.

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6% de croissance en 2015

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Part des services de 80% du PIB

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Dette brute/PIB en 2019

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dépenses publiques ramenées à 22% en 2019

L’investissement public est contenu à une moyenne de 6,2 % du PIB et il est principalement dédié à des projets à fort impact social. Le plus emblématique de ces projets est la rénovation urbaine de la ville portuaire de Colon (côté Atlantique du Canal), de par son caractère transversal et participatif.

En effet, d’un montant total de 2 milliards USD (investissements privé et public confondus), la rénovation urbaine de Colon a un impact social avec la construction de 5,000 logements, économique avec la restauration de la vieille ville de Colon (joyau de l’ère coloniale avec un important potentiel touristique), éducatif avec la formation des jeunes invités à s’impliquer dans les chantiers et civique avec l’apprentissage des règles du bien vivre ensemble.

La Ville de Colon sera, à terme, la vitrine de l’action socio-équitable du Président Juan Carlos Varela et du savoir-faire des entreprises privées, des associations et des ONG. Le projet a été officiellement lancé en octobre 2015 et demeure ouvert à toute proposition enrichissant le développement de cette ville maritime portuaire. Voir vidéo.

Enfin, les autres projets à fort impact social sont l’alimentation en eau potable (2,1 milliards USD), la poursuite de l’assainissement de la baie de la ville de Panama (3ème projet pour un montant de 1,5 Md USD), le transport urbain (en particulier, les lignes 2 et 3 du métro de la ville de Panama d’environ 3,2 Md USD), les infrastructures de santé et d’éducation (pour un montant global de plus de 4 Md USD).

Concernant l’éducation, celle-ci constitue une priorité pour le Panama. En effet, le Panama continue à bénéficier du plein emploi avec un taux de chômage de 3,8% en 2015, et une forte offre d’emplois qualifiés laquelle a provoqué, en 2012 et 2013, une pression inflationniste sur les salaires. Pour répondre à la demande de postes qualifiés, le Gouvernement du Président Juan Carlos Varela met l’accent sur le capital humain.

Les projets d’investissement éducatifs portent donc sur les infrastructures (construction et rénovation d’établissements scolaires) et sur la formation initiale et professionnelle. Voir un projet phare du Président Juan Carlos Varela : Panama Bilingue.

En 2016, le Panama devrait maintenir son leadership avec une prévision de croissance, selon le FMI, de 6,2% accompagné d’un taux d’inflation de 2%.

Les moteurs de sa croissance sont: 

  • Le transport et les télécommunications;
  • Le secteur de l’énergie en raison d’importants investissements (construction de deux centrales, l’une thermique à Colon et l’autre hydroélectrique, Changuinola II, à Bocas del Toro);
  • Le secteur financier en raison de la crise qui affecte de nombreux pays en Amérique latine dont la monnaie est dévaluée (Panama est considéré comme un pays-refuge) ;
  • Le tourisme.

Le plein emploi devrait perdurer : 20,000 emplois supplémentaires seront générés, en 2016, par l’exécution des grands chantiers d’infrastructures ci-dessus cités, sans omettre la construction du 4ème pont sur le Canal et l’élargissement de la route Arraijan-Panama.

Les avantages du Panama

    • Pays sans désastres naturels.
    • Connectivité en télécommunication .
    • Plateforme logistique international : Panama investit pour devenir un hub mondial intégral et met à profit les infrastructures terrestres et aéroportuaires, en plus d’un investissement massif dans les principaux ports de plus de 490 Md USD.
    • Main d’œuvre qualifiée et disponible.
    • Services médicaux et de santé modernes.
    • Grande connectivité pour faciliter le mouvement de marchandises.
    • Cours de monnaie: le dollar américain.
    • Connectivité aérienne à travers le hub des Amériques (Copa Airlines dessert 69 destinations à partir de l’aéroport international de Tocumen qui deviendra le plus grand de la région en termes de porte d’embarquement (54 au total) dès l’inauguration du Terminal 2 lequel aura la capacité de mobiliser 14.000 passagers par an).