Le Gouvernement de la République du Panama défendra avec force son image international et l’ensemble des réformes sans précédent, en ce qu’elles rendent plus solides et plus transparents les services financiers et juridiques du pays, a souligné, aujourd’hui, Juan Carlos Varela, Président de la République.

Le Président, lorsqu’il a été abordé par les médias, durant l’acte d’adoption de la Loi Colon Port Libre et la Loi qui réforme la Zone Franche de Colon, a rappelé qu’au cours des premiers mois de son Gouvernement, ont été prises des mesures sans précédent pour renforcer la transparence des services financiers et juridiques du Panama.

« “Nous sommes un pays allié dans la lutte pour la transparence du système financier et nous accueillons toute réglementation qui protège les systèmes financiers du Panama et du monde, pour qu’ils ne puissent pas être utilisés, à aucun moment, à des fins illicites »”, a exprimé Varela.

Il a ajouté que “nous allons coopérer dans tout ce qui soit nécessaire. Nous sommes un pays ouvert et, en 21 mois d’administration, nous avons pris des décisions très ponctuelles pour transformer le système financier, les services juridiques et les renforcer.”

Le Président a signalé que le Panama a été inclus dans la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI), mais le pays, en un temps record, a été exclu de celle-ci après avoir adopté d’importantes lois qui protègent le système financier contre l’utilisation par le crime organisé.

Varela a manifesté que “si l’enjeu est de défendre le nom du Panama et le système financier, c’est son travail”. Il a indiqué que la Vice-présidente et Ministre des affaires étrangères, Isabel de Saint Malo de Alvarado et toutes les missions diplomatiques ont été informées de la position du Gouvernement de façon à projeter au monde que cette administration maintient une lutte permanente pour la transparence.

Les faits

A partir de janvier 2016, au Panama, sont entrées en vigueur de nouvelles normes qui limitent l’utilisation de titres au porteur des sociétés panaméennes. Avec ces nouvelles normes, les sociétés qui ont émis des actions au porteur devront remettre les titres en dépôt aux agents autorisés et réglementés par des entités financières.

Par ailleurs, en exécutant les engagements pris avec le GAFI, le Gouvernement du Panama a adopté la loi 23 de 2015 qui fixe les mesures pour renforcer notre système financier contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, conformément à la feuille de route préparée par la Commission de Blanchiment de Capitaux afin de retirer notre pays de la liste grise du GAFI.

Finalement, dans le cadre de la mise en œuvre de la surveillance et de la lutte contre des activités illicites, 7 nouvelles lois ont été adoptées. Celles-ci comprennent de nouveaux délits et la réglementation de secteurs financiers non traditionnelles comme les cabinets d’avocats et agences immobilières afin d’augmenter la transparence et lutter contre l’utilisation inappropriée de notre centre financier.