COMMERCE ET INVESTISSEMENT

En 2018, le Panama a redoublé ses efforts en matière d’adoption et de mise en œuvre des normes internationales de transparence et d’intégrité fiscale


En janvier 2018, le Panama a signé deux instruments majeurs permettant, l’un (Accord multilatéral entre autorités compétentes – MCAA), d’établir un échange automatique d’information fiscale avec l’ensemble des pays signataires de cet instrument (actuellement, 125), et l’autre (BEPS), de mettre en œuvre les mesures relatives aux conventions fiscales pour éviter l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices en matière fiscale.

Conformément au MCAA, en septembre 2018, le Panama a procédé à l’échange automatique de données émanant de ses institutions financières avec 31 pays dont la France. Il s’agit d’un instrument majeur de lutte contre la fraude fiscale laquelle est qualifiée de délit en vertu de la loi 70 du 29 janvier 2019.

Le Panama a, par ailleurs, saisi l’opportunité de cette loi pour insérer une disposition permettant de lutter contre le blanchiment de capitaux en sanctionnant par une peine de 5 ans d’emprisonnement toute évasion fiscale supérieure à 300.000 dollars.

Conformément au cadre inclusif BEPS, en janvier 2019, le Panama a adhéré à la Déclaration pays par pays suivant le modèle MCAA, obligeant ainsi  les entreprises multinationales établies au Panama à déclarer, chaque année, les bénéfices réalisés, les impôts acquittés et les éléments financiers pour l’évaluation générale des risques liés au prix de transferts et à l’érosion fiscale  de la base d’imposition et de transfert des bénéfices. 

Les avancées ci-dessus mentionnées ont favorisé sa relation avec l’Union Européenne laquelle a décidé, le 12 mars 2019, de le retirer de sa liste grise des paradis fiscaux. Le Panama répond, en effet, aux trois critères suivants : être conforme aux standards OCDE d’échange automatique d’information de données, ne pas disposer de mécanisme favorisant l’implantation de sociétés offshore et respecter les lignes directrices de lutte contre l’évasion fiscale des multinationales de l’OCDE.


Panama, pays émergent le plus dynamique de la région

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L’un des plus forts taux de croissance de la région

Tout en mettant en œuvre les réformes en matière de transparence fiscale, le Panama a généré, en 2018, l’un des plus forts taux de croissance de la région (4,2% selon la Commission économique pour l’Amérique latine-CEPAL), le faisant entrer, selon la Banque Mondiale, dans le cercle des pays ayant connu une croissance économique des plus rapides au monde (avec une moyenne de 5,6% ces cinq dernières années).
Cette croissance est portée par une politique publique d’investissement (plan national d’investissement 2014-2019 de 20 milliards USD) laquelle devrait se poursuivre car elle comprend des mégaprojets d’infrastructure en cours comme la ligne 2 du métro de Panama (582 millions USD), et futurs comme le 4ème pont sur le Canal (288.7 millions USD) sous lequel passera la ligne 3 du métro de Panama.

Milliards d'USD d’investissement avec le plan national d’investissement (2014-2019)

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Panama demeure le pays d’Amérique centrale captant près de la moitié des IDE de la région

Concernant l’investissement direct étranger, le Panama demeure le pays d’Amérique centrale captant près de la moitié des IDE de la région (47,5% d’un montant total de 12,1 Mds USD en 2017) grâce à une politique d’attraction de l’investissement privé (dont le socle est la loi 1998 qui garantit la stabilité de l’investissement) dont l’objectif est double : faire du Panama le centre logistique des Amériques (25% du PIB) et diversifier son économie vers des secteurs comme le tourisme (9%), les mines (1,9%) et l’agriculture (2%).

En 2019, la croissance du Panama devrait dépasser le taux de 5% (5,6% selon la Cepal) grâce, notamment, à la mise en service de deux entreprises tournées vers l’exportation et qui sont, aussi, le symbole d’une diversification économique réussie.


Il s’agit, dans le secteur des mines, de Minera Panama gérée par l’entreprise canadienne First Quantum laquelle a investi 6.3 Mds USD (investissement privé le plus important du pays) dans la construction de la mine de cuivre (la plus grande et moderne du monde), d’un site de traitement, d’une centrale d’énergie et d’un port international Punta Rincon. L’exploitation de cette mine devrait apporter 3% au PIB (soit 2 Mds USD par an) pendant 34 ans.


Dans le secteur agricole, l’entreprise Banapina S.A., filiale du groupe agroalimentaire américain Del Monte, a  réactivé la production de bananes destinée à l’exportation grâce  au contrat-loi signé entre l’Etat et l’entreprise, en mai 2017, pour une période de 20 ans renouvelables et fixant un investissement privé minimum de 100 millions USD destiné au conditionnement des terres cultivables, à l’installation d’un système d’irrigation et à la construction d’infrastructures pour l’emballage et l’exportation des bananes.

Pour l’année 2019, l’entreprise Banapina S.A prévoit l’exportation de 15.000 caisses de bananes par semaine, soit 1.4 millions par an, soit un chiffre d’affaires de 100 millions USD, provenant de la production sur la côte Pacifique. Sur la côte Atlantique, l’entreprise a généré en 2018, un chiffre d’affaires de 120 millions USD, contribuant, ainsi, à 15% des exportations.

Dans ce contexte, en 2018, le Panama est classé 79ème sur 190 pays dans le classement de la Banque Mondiale sur le climat des affaires et 64ème sur 140 dans l’Indice Global de Compétitivité du Forum économique mondial (6ème de la région après le Chili, 33ème, Mexico, 46ème, Uruguay, 53ème, Costa Rica, 55ème, Pérou, 63ème). Il est précisé que, concernant ce dernier indice, le Forum a ajouté un nouveau critère d’évaluation: la quatrième révolution industrielle. Ce qui explique le recul du Panama et du Costa Rica dans le classement, respectivement, 50ème et 47ème en 2017.

Le déficit fiscal du secteur public non financier a été de 2% du PIB en 2018, ce qui est conforme aux dispositions de la loi de responsabilité fiscale (selon les données du Ministère de l’économie). L’inflation devrait être de 2% en 2019 (selon le FMI).

En 2018, le Panama connaît une légère augmentation du taux de chômage passant à 6% en raison, notamment, d’une grève de près de deux mois dans le secteur de la construction. Le défi d’une main d’œuvre qualifiée demeure au fur et à mesure que le Panama atteint son objectif qui est celui de devenir le Centre logistique mondial des Amériques.


Le Panama a établi, en juin 2017, des relations diplomatiques avec la Chine, celle-ci souhaitant profiter de la connectivité maritime, aérienne et terrestre du Panama ainsi que de son réseau de traités de libre échange

(Singapour, Chili, EEUU, Canada, Pérou, Colombie, Mexique et les Etats membres de l’AELC – Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse) et d’accords internationaux (accord d’association SICA-UE).

En novembre 2017, le Président Juan Carlos Varela a réalisé une visite d’Etat en Chine laquelle s’est conclue par la signature de 22 accords bilatéraux, la reconnaissance du Panama comme « Nation la plus favorisée » et le lancement de nombreux projets d’investissements dans le secteur du tourisme, de la construction (construction de logements sociaux, traitement des eaux), de l’énergie (en particulier, dans les énergies renouvelables) et logistique (projet de construction d’un chemin de fer depuis la ville de Panama vers la ville de David près de la frontière avec le Costa Rica).

En juillet 2018, le Panama a débuté des négociations pour un accord de libre-échange avec la Chine mais sans attendre que celles-ci aboutissent, les entreprises panaméennes sont d’ores et déjà actives et devraient, en 2019, exportaient des biens pour un montant total de 80 millions USD selon l’Association Panaméenne d’Exportation (Apex).

 

Embajada de Panamá
París, 25 de marzo 2019


Les avantages du Panama


    • Pays sans désastres naturels.
    • Connectivité en télécommunication .
    • Plateforme logistique international : Panama investit pour devenir un hub mondial intégral et met à profit les infrastructures terrestres et aéroportuaires, en plus d’un investissement massif dans les principaux ports de plus de 490 Md USD.
    • Main d’œuvre qualifiée et disponible.
    • Services médicaux et de santé modernes.
    • Grande connectivité pour faciliter le mouvement de marchandises.
    • Cours de monnaie: le dollar américain.
    • Connectivité aérienne à travers le hub des Amériques (Copa Airlines dessert 69 destinations à partir de l’aéroport international de Tocumen qui deviendra le plus grand de la région en termes de porte d’embarquement (54 au total) dès l’inauguration du Terminal 2 lequel aura la capacité de mobiliser 14.000 passagers par an).