En 2017, le Panama a relevé le défi de la mise en œuvre effective des mesures de transparence fiscale


Au cours de l’année 2017, le Panama a poursuivi ses avancées en matière de transparence fiscale conformément aux standards de l’OCDE et a répondu aux nouvelles exigences de l’Union Européenne relatives aux régimes économiques spéciaux.

Concernant l’OCDE, le Panama a réussi, en juillet 2017, l’évaluation par ses pairs du Forum Mondial de Transparence Fiscale : il a été reconnu « conforme pour l’essentiel » quant à l’application effective des réformes entrées en vigueur au cours de l’année 2016. Puis, en janvier 2018, le Panama a signé deux instruments majeurs permettant, l’un (l’Accord multilatéral entre autorités compétentes – MCAA), d’établir un échange automatique d’information fiscale avec l’ensemble des pays signataires de cet instrument (actuellement, 115), et l’autre (BEPS), de mettre en œuvre les mesures relatives aux conventions fiscales pour éviter l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices en matière fiscale.

Concernant l’Union Européenne (UE), après avoir reconnu que le Panama était conforme en matière de transparence fiscale, elle a examiné ses régimes économiques spéciaux et identifié les carences inhérentes à celui des centres d’appel. Fin janvier 2018, le Panama était retiré de la liste européenne après s’être engagé sur une série de réformes et un calendrier de mise en œuvre de celles-ci pour rectifier le régime des centres d’appel.

Dans ses relations avec la France, le Panama demeure dans la liste des Etats et territoires non coopératifs (ETNC) en matière fiscale depuis avril 2016 et, ceci, en dépit d’une nette amélioration de la qualité de l’échange d’information et de la reconnaissance, en juillet 2017, par le Forum Mondial de Transparence Fiscale, dont la France est pays membre, de la conformité du Panama aux règles internationales de transparence fiscale.


Panama, pays émergent doté d’une économie dynamique

Panama est la première destination de l’Amérique centrale pour l’Investissement direct étranger (IDE)

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d’augmentation de l’Investissement direct étranger (IDE)

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taux de croissance prévu en 2018 par le FMI

Tout en mettant en œuvre les réformes en matière de transparence fiscale, le Panama a poursuivi, en 2017, sa dynamique de croissance pour demeurer le pays de l’Amérique latine avec le plus fort taux de croissance (5,5% selon la Commission économique pour l’Amérique latine – CEPAL) : performance constante depuis 2001, année à partir de laquelle le Panama a connu une croissance moyenne de 7% jusqu’en 2013. Depuis, par l’effet de la crise économique mondiale, le taux de croissance du Panama est passé, seulement, en dessous de 6%.

En 2018, la croissance devrait être de 5,6% selon le FMI qui prévoit que le Panama se maintiendra, dans les prochaines années, comme l’une des économies les plus fortes de l’Amérique latine atteignant, en 2021, un taux de croissance de 6%.

Les moteurs de cette croissance sont essentiellement le Canal élargi en juin 2016 et les opérations logistiques qui en découlent (25% du PIB). Concernant le Canal élargi, il a permis l’accès à des navires de plus grand volume, notamment, les post-panamax (transportant jusqu’à 5,000 conteneurs), les super post-panamax (maxi 6.000 conteneurs) et les méthaniers (transportant du gaz liquide vers l’Asie) dont 88% de la flotte mondiale transite désormais par le Canal.

Concernant les opérations logistiques, il s’agit, en particulier, des activités portuaires (3 ports sur la côte Atlantique et 2 sur la côte Pacifique dont les plus grands, respectivement appelés Cristobal et Balboa, mobilisent plus de 3 millions de TEUs chacun par an), de stockage, de manufactures, de transport (ferroviaire, terrestre et aérien dont l’aéroport international Tocumen est le plus connecté des Amériques avec 90 destinations desservies).

Cette croissance est également soutenue par la poursuite d’une politique d’investissement public (dans le cadre du Plan National d’Investissement, 2014-2019, de 20 milliards USD) et d’une politique d’attraction de l’investissement privé (dont le socle est la loi de 1998 qui garantit la stabilité de l’investissement) qui visent à faire du Panama le centre logistique des Amériques.

Le Panama est, aujourd’hui, la première destination de l’Amérique centrale en termes d’investissement direct étranger lequel a augmenté, depuis 2010, de 85 %. Il est aussi un pays qui suscite confiance puisque 64% du réinvestissement provient des IDE.

Dans ce contexte, en 2017, le Panama est classé 70ème sur 190 dans le classement de la Banque Mondiale sur le climat des affaires et 50ème  sur 137 dans l’Indice Global de Compétitivité du Forum économique mondial (3ème de la région après le Chili, 33ème, et le Costa Rica, 47ème).

Le ratio dette brute/PIB du Panama est passé de 43% en 2015 à moins de 40% en 2017. Ce ratio devrait poursuivre une pente descendante pour atteindre 36% en 2021 selon le Plan fiscal 2017-2021 publié par le Ministère de l’économie et des finances.

Le Panama continue à connaître le plein emploi et, selon un sondage sur les perspectives d’emploi réalisé par Manpower Panama, le marché de l’emploi devrait croître de 13% en termes de contrats créés au cours du premier trimestre 2018. Le défi d’une main d’œuvre qualifiée demeure au fur et à mesure que le Panama atteint son objectif qui est celui de devenir le Centre logistique mondial des Amériques.


En 2018, le Panama consolidera sa position de centre logistique mondial avec l’inauguration de mégaprojets d’infrastructures clés tout en se préparant à accueillir, en 2019, deux événements culturels majeurs qui stimulent l’optimisme général.


En mai 2018, le Gouvernement panaméen recevra les propositions technique et économique pour la construction de la ligne 3 du métro qui complètera la ligne 2 laquelle sera inaugurée en janvier 2019. Aérienne et longue de 23 km, la ligne 2 comprendra 16 stations reliant d’est en ouest la ville de Panama en 35 minutes.


En juillet 2018, le Panama renforcera son hub aérien avec l’inauguration du Terminal 2 de l’aéroport international de Tocumen qui passera de 33 à 66 portes d’embarquement lui permettant d’accueillir jusqu’à 20 millions de passagers par an. Des compagnies aériennes européennes comme Air France-KLM, Lufthansa et Iberia sont d’ores et déjà présentes et saisissent l’opportunité d’une collaboration stratégique avec la compagnie panaméenne Copa Airlines qui dessert 74 destinations dans 31 pays des Amériques.

En décembre 2018, le Panama inaugurera le 3ème pont sur le Canal réalisé par Vinci Construction Grands Projets. Situé sur la côte Caraïbes, près de la ville de Colon, il sera d’une longueur de 4,6 km, et sera doté de quatre voies. Il a pour objectif de relier la route de Gatún et l’avenue Simon Bolivar (communément appelée Transistmica) pour servir le transport de marchandises sur l’axe Caraïbes/Pacifique.

Enfin, le Palais des Congrès situé à l’entrée Pacifique du Canal et d’une superficie de 60.000 mètres carrés (pouvant accueillir jusqu’à 25.000 personnes) ouvrira ses portes, à partir de décembre 2018 et sera prêt à accueillir les activités multiples que susciteront les deux événements majeurs de l’année 2019 : les Journées Mondiales de la Jeunesse (du 17 au 22 février 2019) et « Panama, Capitale Ibéro américaine de la Culture » (du 5 janvier au 31 décembre 2019) à l’occasion de la célébration du 500ème anniversaire de la Ville de Panama.

Comme capitale culturelle ibéroamaéricaine, la ville de Panama sera le terrain de plus d’une centaine d’activités culturelles proposées aux touristes et, surtout, aux panaméens. Ceci s’insère dans une démarche plus globale issue de la volonté du gouvernement du Président Juan Carlos Varela de construire un projet économique ayant un impact social.

Ce pari est en voie de réussite puisque le Panama a été classé 6ème sur 77 pays émergents dans l’Indice de Développement Inclusif établi, en 2018, par le Forum économique mondial. Il est le premier de l’Amérique latine et des Caraïbes, suivi de l’Uruguay (8ème) et du Chili (9ème). Cet indice évalue la réussite économique d’un pays émergent autrement qu’en fonction du PIB. Il tient compte de la qualité de la vie (espérance de vie, égalité intergénérationnelle, etc) et de la préparation de cette économie aux enjeux futurs (empreinte carbone, ratio dépendance démographique, etc).

Le Panama construit son avenir avec optimisme lequel atteindra un pic historique avec sa première participation à la Coupe du monde de football Russie 2018 (premier match le 18 juin prochain contre la Belgique).


Les avantages du Panama


    • Pays sans désastres naturels.
    • Connectivité en télécommunication .
    • Plateforme logistique international : Panama investit pour devenir un hub mondial intégral et met à profit les infrastructures terrestres et aéroportuaires, en plus d’un investissement massif dans les principaux ports de plus de 490 Md USD.
    • Main d’œuvre qualifiée et disponible.
    • Services médicaux et de santé modernes.
    • Grande connectivité pour faciliter le mouvement de marchandises.
    • Cours de monnaie: le dollar américain.
    • Connectivité aérienne à travers le hub des Amériques (Copa Airlines dessert 69 destinations à partir de l’aéroport international de Tocumen qui deviendra le plus grand de la région en termes de porte d’embarquement (54 au total) dès l’inauguration du Terminal 2 lequel aura la capacité de mobiliser 14.000 passagers par an).